samedi 13 février 2016

24km du Maxicross, quand on joue dans la boue

Bonjour,

Je commence une série de trail en préparation du Trail de la vallée des Lacs de Gerardmer (55km) que je ferais mi-juin. La première course de cette série est le Maxicross de Bouffémont (95) dans sa version 24km pour env 970m de d+ autant dire que ça commence à faire un bon rapport km/d+ pour la région parisienne.

Une semaine après les régionaux de cross et sans avoir trop fait de grosses sorties, c'est en mode "on verra bien" que je me rend à cette course situé à 1h15 de mon domicile. Je n'ai entendu que du bien de cette course: parcours sympa souvent boueux, organisation au top... j'ai hâte de découvrir ça. La météo semble meilleure que ce que nous avons eu dans la semaine, j'opte en équipement pour le tshirt avec un coupe vent et le short. Niveau ravitaillement, je pars avec une ceinture Salomon Agile 500 Belt avec 2 flask de 500ml, à l'intérieur j'y met une couverture de survie, 2 gels au cas où et mon portable.

Je me rend de bonne heure à Bouffémont, je ne connais pas le coin même si je m'aperçois sur la route que j'ai habité à une trentaine de km quand j'étais encore chez mes parents ( à cette époque, la course à pied ne me parlait pas trop). Sachant que les différents formats de course (9km,24km et 41 km) font faire un total autour des 1600 coureurs, je me gare dès que je trouve une place même si je suis un peu loin du départ. Pour ne pas me paumer, je suis un groupe de trailers mais des gars de l'organisation nous dirigent dirige dans la bonne direction.

Après 10 bonnes minutes de marche, je retire mon dossard , le 41km partait à 7h30 donc le retrait ce fait rapidement. Je retourne à la voiture pour me préparer ( pas de vestiaire pour cause de sécurité en ces temps mouvementés), je ferais un petit échauffement en retournant sur la zone du départ et sur les quelques centaines de mètres du départ.

8h30, heure du départ, nous sommes environs 700 à attendre de passer sous l'arche, je suis impatient d'en découdre et de me tester sur un parcours dépeint très boueux sur les réseaux sociaux.
Le départ est donné, je me situe en fin de première moitié pour ne pas partir trop vite sur cette partie bitumée sur environ 1km500 pour étirer un peu le peloton.

Pas d'enflammade, je gère mon allure surtout dans nos premiers pas dans la forêt, sans suis une succession de côtes et de descente plus ou moins technique mais jamais trop longue avec des portions plates histoire de relancer, pas grande surprise, ça ressemble aux trails dans mon coin. J'opte juste pour une nouvelle technique que l'on pourrait dire tiré du ski: le tout schuss. Effectivement et contrairement aux coureurs qui m'entourent, je ne cherche pas à zigzaguer pour éviter la boue, j'y vais par le chemin le plus court: tout droit, ça colle au peu mais je trouve ça moins énergivore et rapidement je double pas mal de trailers.

Le parcours est très sympa, des singles et des chemins forestiers plus large , surtout que j'ai de bonnes jambes, je me retrouve même à courir dans les côtes ( sauf quand ça bouchonne un peu) et à bien relancer dès que possible, le top. J'ai entendu dans le sas de départ que la première moitié du parcours était relativement facile et effectivement mon allure est bonne autour des 5'35/km de moyenne. Je trouve même qu'il n'y a pas tant de boue que ça. On arrive sur le vieux village de Saint Prix et ça vu sur Paris au loin, un joli coin. Nous approchons du seul et unique ravitaillement de la course autour du 11ème km, j'ai bien géré ma boisson et je ne rempli qu'un seul de mes flasks, un verre d'eau et un tuc et je repars en rangeant mon coupe vent dans la ceinture.

Comme je l'ai dit un peu plus haut, la deuxième moitié de course est effectivement un peu plus dur avec quelques belles côtes où je préfère marcher , j'ai un objectif de moins de 3h et je suis largement dans les temps. Je reviens un peu sur le parcours et la forêt, je suis agréablement surpris pas le nombre de coureurs, de marcheurs et de vttistes que l'on croise, c'est clair, ça me change de la forêt de Lyons la Forêt parfois un peu déserte.

J'arrive sur la grosse difficulté du parcours, le M, avant d'y être, je se savais pas du tout ce que c'était, un enchaînement de côtes et de descentes qui forme un M (logique) sur une courte distance. Une corde sert de main courante, je reste prudent dans la descente, il y a des pierres et ça glisse pas mal, dans la côte, j'essaye de gérer les sensations pour ne pas me mettre dans le rouge (enfin pas trop) , un petit gel après ce passage (surtout par gourmandise du beurre salé plus que par besoin) et je me relance pour la fin du parcours toujours tout schuss dans la boue, ça glisse un peu, je me tape même dans le mollet gauche avec le pied droit, faudrait pas se blesser quand même.

Les dernières difficultés passés nous retournons sur Bouffémont, ça sent la fin et j'accélère le rythme et je passe sous l'arche de chronométrage avec un temps plus qu'honorable pour moi: 2h25'27" (un peu moins de 10km/h de moyenne) et une 106ème place au général sur 690 classés. Place maintenant à la bière du finisher et au gargantuesque ravitaillement d'arrivée ( un truc de fou)

Sur les trails que j'ai fait pour l'instant, je mettrais cette course sur le podium derrière le marathon du Mont Blanc et celui du Haut Koenigsbourg , un parcours au top, très varié, une organisation excellente, des bénévoles à fond qui encouragent pas moins à fond. Par contre, je n'ai pas de mot pour le balisage car pour être honnête sur la durée de la course, je n'y ai pas pensé, ce n'est quand lisant les CR publiés sur la page Facebook, que je me suis fait la réflexion qu'il était parfait (pour moi car je sais qu'il y en a qui n'aime pas quand il y a trop de rubalise), pas un seul moment je me suis senti hésitant.

Je me laisserai bien tenter pour le 41 l'année prochaine moi....

Données Garmin: https://connect.garmin.com/modern/activity/1042460089

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Kejaj

samedi 23 janvier 2016

Championnat de l'Oise de cross-country: cross long

Bonjour,

Pour la 2ème année de suite, je participe aux départementaux de l'Oise de cross qui ont lieu cette année à Méru. Ce championnat, exclusivement réservé aux licenciés FFA, regroupe 10 courses avec différentes distances selon les catégories , pour ma part étant un néo-master, j'ai le choix entre le cross court ( 3610m) ou le long (8185m) comme l'année dernière, je préfère m'aligner sur le long.

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas très bon sur cette discipline mais c'est surtout l'occasion de passer une journée avec les autres coureurs du club, d'encourager les plus jeunes et cerise sur le gâteau, la catégorie poussin fait son retour cette année ce qui permet à mon fils aîné de participer ( il finira 16ème de sa course malgré sa rhino-pharyngite).

 Même si la journée peut sembler longue vu le nombre de courses , elles s’enchaînent rapidement et c'est rapidement qu'il faut que je parte me préparer et surtout m'échauffer car ça caille quand même.

Notre parcours est composé de 3 grandes boucles, on en fait une pour s'échauffer, la succession de passages des coureurs a rendu quelques passages bien glissant surtout que le cross long est la dernière course de la journée.

Peu avant le départ à 14h20, nous finissons notre échauffement sur la ligne de départ, le temps de discuter avec quelques coureurs et nous nous mettons sur la ligne de départ.

Le début de la boucle fait le tour du complexe sportif et est assez large, idéal pour ce laisser emporter à des allures irraisonnables, il faut être prudent , fait attention aux 2-3 passages glissant repérés précédemment, je suis les conseils donner avant la course: prendre les extérieurs quitte à perdre quelques secondes, vu mon objectif autour des 35', ce n'est pas bien grave.

Après ce tour de complexe sous les encouragements des membres du club, nous sortons pour aller dans une partie boisé, les racines sont bien identifiés à la peinture blanche et le sol est assez souple pour bien enfoncer les pointes de 12mm. Je ne suis pas très rapide sur cette partie, du mal à maintenir l'allure et à relancer mais elle est sympa avec quelques faux plats.

Retour vers le complexe et c'est reparti pour une nouvelle boucle sous les encouragements, je fais une grande partie des courses seul, sans accompagnant et j'avoue que c'est un vrai plaisir ces encouragements. Pour ce qui est de mon positionnement en course, je n'y prête pas trop attention, je double et me fais doubler, j'essaye juste de ne pas trop me faire distancer par Sébastien et ses acolytes du club de Clermont juste devant moi, j'arrive à les recoller sur la partie herbeuse du complexe mais ils me mettent un boulevard dans le sous-bois. Ce sera ainsi toute la course.

En fin de course, les places se figent, heureusement pour moi car avec la fatigue, j'accentue mon attaque talon et c'est pas top dans la boue. J'essaye de relancer dans les derniers hectomètres mais je n'arriverai pas à passer sous les 35', dommage

Je finis cette course 47ème en 35'20. Je suis qualifié pour les régionaux ( comme tous les arrivants ) qui auront lieu fin janvier à Saint Leu d'Esserent

Données Garmin: https://connect.garmin.com/modern/activity/1018203191

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Kejaj


jeudi 31 décembre 2015

CR: les Foulées Andelysiennes 2015

Bonjour,

Dernière tentative pour cette année de passer sous les 40' aux 10km avec cette course des Andelys (27). Je me suis approché de cet objectif lors de mon relais de 10km sur l'Ekiden de Paris mais je sais que le parcours de cette dernière course est plus difficile, beaucoup moins roulant.

Contrairement à l'année dernière, la température est bien plus douce pour le départ, les conditions semblent au top. Après un petit échauffement avec mon pote Victo, nous nous présentons sur la ligne de départ, chacun à un endroit conforme à nos objectifs. J'essaye de me placer proche d'un autre pote, Christophe, qui a un objectif similaire au mien.



Le départ est donné , j'essaye de ne pas me laisser emporter sur des allures trop rapide. Après 3 participations sur cette course, je connais les difficultés du parcours et notamment cette petite côte en début de parcours, j'essaye de la négocier au mieux sachant que je pourrais relancer lors de la descente qui suit directement après le "sommet".

Après cette descente, le parcours emprunte une longue ligne droite d'1km environ , j'essaye d'accélérer mais les jambes ne répondent pas présent, j'ai des difficultés à passer sous la barre des 4'/km bien loin des allures que j'ai pu tenir sur les séances de fractionner précédentes, manque de jus ou trop proche du repas de Noël, pas d'excuses à chercher, je sais que ça va être difficile vu ce qu'il me reste à faire sur le parcours.

Christophe que j'essayais de suivre plus ou moins, s'éloigne inexorablement. J'essaye juste de me tenir dans un groupe avec une allure qui me convient. J'essaye de relancer de temps en temps mais rien à faire, je suis dans un jour sans.


Nouvelle difficulté un peu avant le 5ème km, je la prend en pleine tronche, impossible de garder une allure raisonnable, je perd 22" sur ce km, ce sera impossible à reprendre.

J'essaye de nouveau de me relancer mais j'ai du mal à m'approcher des 4'/km, dommage car à part les jambes, tout ce passe bien. Je zappe le ravito situé juste avant le 6ème, pas besoin sur cette distance et il ne fait quand même pas assez chaud.

Dernière difficulté du parcours et la plus grosse, je fais gaffe de ne pas trop me mettre dans le rouge, cette côte dans les immeubles se découpent par palier avec quelques portions plates pour récupérer un peu. J'essaye de ne pas trop perdre de temps non plus, la barre des 40' est définitivement inatteignable, il me reste, pour me consoler, qu'à essayer de battre mon chrono sur ce parcours.

Après la côte, de nouveau une descente pour retourner vers le centre ville, j'essaye de me relâcher , d'accélérer le rythme mais rien n'y fait, chaque pas se fait lourd et tape violemment le bitume,

Plus qu'1 km avant l'arrivée, le record va être difficile à battre, j'accélère enfin le rythme et me rapproche des 3'45/km, il commence à y avoir plus de monde sur les trottoirs pour nous encourager.

Derniers hectomètres, on accélère encore l'allure avec un autre coureur, la fin est beaucoup plus roulante avec un faux plat descendant, on se tire un peu la bourre mais il arrive à me dépacer peu avant la ligne d'arrivée, pas grave , j'ai battu d'une petite poignée de seconde mon chrono sur le parcours.

Je finis la course en 41'04 et à une 47ème place sur 364 arrivants.

Données garmin: https://connect.garmin.com/modern/activity/993546778

Merci au site Normandiecourseapied pour la photo

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Kejaj

lundi 14 septembre 2015

Station trail des Vosges: sortie 2: la boucle de la Rayée

Bonjour,

Pour cette 2ème sortie sur la station, je choisit celui qui sera le plus long de la semaine avec le parcours n°4, nommé :La boucle de la Rayée, donné pour 14,5km et 616m de d+. Le parcours est classifié de couleur bleu soit une catégorie au dessus .


Le parcours est semblable au parcours effectué lors de ma première sortie (parcours n°2: la tête de Grouvelin), ce qui ne m'empêche pas de jardiner un peu même sur un chemin déjà emprunter, avec une montée depuis la station jusqu'à la tête de Grouvelin et la table d'orientation.

Malgré le ciel bleu, le sol est humide suite à la pluie de cette nuit mais rien de méchant, le parcours est entièrement praticable. Je pensais voir un beau panorama à la table d'orientation avec un horizon plus lointain mais un voile de brume réduit ce dernier, il y a même un peu de brume matinale. dans le bas de la vallée

Après le passage à la tête de Grouvelin, Descente jusqu'à l'auberge , cette portion de descente sur une piste permet vraiment de s'amuser et de se laisser aller. Une fois arrivée à l'auberge, la descente est, comme je l'ai dit dans le post précédent, plus technique avec des pierres surtout qu'elles sont bien humide (on entend même le bruit des sources) , je préfère descendre moins vite et faire attention à mes appuies.

Les parcours n°2 et 4 se séparent vers le 8ème km, le n°2 vers la droite ( j'étais parti tout droit quand je l'avais fait) et le n°4 vers la gauche, en descente. Encore un peu de jardinage pour moi, me retrouvant même dans le jardin d'une maison ou ratant un panneau mal placé à un carrefour....

Vers le 10ème kilomètre, grosse difficulté du parcours avec une montée en zig-zag à travers les pins, portions très inintéressante car le dénivelé oblige à prendre appuie sur les cuisses et à relancer dès que le pourcentage diminue

Ensuite le parcours continu jusqu'au lac de Gerardmer avec encore un peu de jardinage pour moi mais ce coup-ci en ville car je me retrouve avec des panneaux du parcours n°5. Je longe le lac sur une petite partie et retrouve les panneaux concernant ma sortie, s'en suit un passage un peu long en centre ville , ça tape un peu sur le bitume.

Après ce passage sur route, le parcours remonte vers la station par des chemins présentant encore un bon dénivelé mais également différents points de vue sur Gérardmer, je commence à avoir un peu mal aux cuisses

Retour sur le parking de la station, je retourne au pt de départ des parcours, fin de la sortie.
Sur la 3 sorties que j'ai pu faire, c'est sans conteste le parcours le plus sympa en terme de difficulté et de point de vue. Encore un peu d'erreur de parcours dû à des panneaux mal placé ou raté , je fais à peu près 1km en plus que la distance prévue par la station. Ce type d'erreur est facilement évitable en pratiquant plus les parcours. Un petit bémol sur l'absence de traileur, pas vu un seul sur le parcours juste 3-4 randonneurs , dommage car il y a pas mal de coureurs qui court le long du lac , peut être dû à une non connaissance de cette station mais ça ne reste que des suppositions.

Données Garmin: https://connect.garmin.com/modern/activity/866199308

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Kejaj

samedi 5 septembre 2015

Station trail des Vosges: sortie 1: La tête de Grouvelin (9km)

Bonjour,

Pour cette première sortie sur la station trail des Vosges, je choisi un parcours facile, c'est à dire classé vert ( pour rappel , à l'instar des pistes de ski, les parcours ont un code couleur selon la difficulté : vert-bleu-rouge , du plus simple au plus compliqué) . J'arrête mon choix sur le parcours n°2 dit "la Tête de Grouvelin", parcours de 9 km pour 330m de d+.

Je me rend de bonne heure sur le parking de la station de ski , Il n'y a pas grande affluence sur le parking, pas de soucis pour ce garer. Une voiture avec un autre traileur se gare à proximité , nous échangeons un peu sur la station trail, comme dit dans le préambule, il se trouve que ce traileur fait parti de l'équipe de la station trail.

Même si le parcours est court, je pars avec mon sac à eau avec 2 flasks de 500ml, une veste imperméable, une couverture de survie et mon portable.
Pour ce qui est du parcours, je n'ai que la version topo proposée sur le site, je ne l'ai pas rentré dans la montre ni pris de carte IGN, un vrai touriste.

En attendant la synchro avec les satellites, je reprend les infos sur les panneaux affichant les parcours notamment sur le balisage.

Le balisage est simple, comme on peut le voir sur la photo, un petit panneau d'environ 10cm x 10cm avec fond rouge et une flèche verte pour la direction: 2 types de panneaux sont disponible soit avec le ou les numéros des parcours ( ici parcours 2 et 4) soit un panneau tout rouge avec la flèche verte quand il y a plusieurs parcours.

Comme on peut également voir sur la photo, il y a beaucoup de panneaux sur les chemins ( VTT, trace Vosgiennes, parcours raquettes...).

Je n'ai pas trouvé la lisibilité des panneaux des parcours très lisible de loin (ok je n'ai pas une vue de lynx) , la flèche verte ne ressort pas assez à mon goût surtout que vu la taille des autres panneaux, ils auraient pu les faire un peu plus grand. J'ai trouvé ça un peu dommage car ça oblige à rester concentrer sur ce balisage empêchant de profiter à fond du paysage. J'ai trouvé aussi le nombre de ces panneaux un peu limité et pas toujours bien placé, surtout aux intersections.

Retour sur la sortie, comme la plupart des parcours, je commence par remonter le domaine skiable, je recroise le traileur du parking et nous continuons à échanger quelques paroles, même si ça grimpe déjà un peu, surtout à froid. Le sentier est large sans difficulté. Direction à gauche au croisement, les parcours 2 et 4 se séparent des autres parcours. Petite descente puis de nouveau une petite montée un peu plus technique avec quelques pierres


Après avoir traversé une route menant à la chaume Francis, le parcours change et devient plus monotrace à travers les sapins, je retrouve le type de chemins que j'avais pris sur le trail du Haut-Koenigsbourg, c'est sympa mais du coup l'horizon est un peu bouché, j'essaye de voir si en quittant un peu le parcours, j'arrive à avoir un point de vue sur la vallée mais en vain.



Le parcours est plus plat ce qui me permet d’accélérer un peu le rythme.Juste un petit regret, comme dit plus haut, sur le manque de panneau qui me laisse toujours un doute sur le bon suivi du parcours surtout que les autres panneaux sont plus nombreux.  Les parcours se regroupent juste avant une bonne petite côte, pas très longue mais qui pique un peu avec quelques pierres




Ensuite on arrive à la Tête de Grouvelin sommet du domaine skiable avec une altitude de 1130m et une table d'orientation permettant de voir le massif vosgien ainsi, qu'entre autres, les alpes Suisse, bon pas aujourd'hui car le temps est un peu gris.

Logiquement le tracé du parcours fait bifurquer sur la gauche à la sortie de la forêt mais il se serait dommage de ne pas s'arrêter un peu sur la table d'orientation pour profiter du paysage.

Jusqu'à présent, à part le traileur, je n'ai pas croiser grand monde sur le parcours, au moins je peux profiter du calme et de la nature.

Après cette pause bucolique, je repars sur le parcours, retour dans la forêt par une piste de ski herbeuse dans le sens de la descente. Cette portion est très sympa car pas du tout technique ce qui permet de lâcher un peu les jambes



Cette descente me mène à l'auberge de Grouvelin. Le tracé longe l'auberge le long d'un herbage où les vaches profitent du panorama avant de replonger dans la forêt. Je croise un traileur qui remonte le chemin avant de redescendre avec moi, nous nous saluons, il fait le parcours n°4 et a fait un aller/retour dans la côte pour rajouter un peu de dénivelé. Le chemin est plus technique mais la portion du parcours qu'il l'est le plus du parcours. D'abord quelques ornières puis beaucoup de pierres, exactement ce que je recherchais. Il faut faire attention aux appuis.

Le parcours touche à sa fin, je discute toujours avec le traileur, moment très sympathique et conviviale entre 2 personnes qui ne se sont jamais vu et qui ne se reverront sans doute jamais.

Les parcours 2 et 4 se séparent à un carrefour, le 4 part à gauche et moi,normalement à droite mais je ne vois pas le panneau me l'indiquant et continu tout droit. Ce qui me fait redescendre sur la station par un autre chemin mais très sympa également.

Jardinage et erreur de parcours sur la fin me fait une sortie de 1h08 avec 10,46km au lieu des 9km et 438m de d+ au lieu des 330 prévu ( à ma montre donc ça vaut ce que ça vaut)

données garmin: https://connect.garmin.com/modern/activity/866198835

Conclusion: comme vous l'avez sûrement constaté, le balisage m'a un peu perturbé même si je sais que pour une question "écologique" il n'est pas possible de mettre des panneaux sur chaque arbres mais je pense que certains pourraient être mieux mis, on est loin des standards que l'on peut rencontrer sur une course mais comme on dit, le jardinage fait parti du trail

@+
Kejaj

jeudi 27 août 2015

Station trail des Vosges: préambule

Bonjour,

Pendant nos congés du mois d'août, nous avons passé 1 semaine à Gerardmer , l'occasion pour moi de faire quelques sorties sur les parcours proposés par la station trail des Vosges.

Le concept des stations trail est simple, parti d'une idée qui à germer dans l'esprit de Benoit Laval, traileur de haut-niveau et créateur de la marque Raidlight, celle de proposer dans un même lieu consacré 100% au trail des parcours de rando trail ainsi que des ateliers (km verticale, parcours de côte, parcours de fractionné...).

 Le tout sur une base d'accueil  comprenant douche, vestiaire, présentation des parcours (ceux ci sont classé par un code douleur selon la difficulté à l'instar des pistes de ski)...

Un site internet permet également de préparer les parcours proposés ( possibilité aussi de les téléchargés sur l'appli mobile), de publier ses chronos, voir organiser des entrainement avec un coach.

La première station trail à ouvert en 2011 à Saint Pierre de Chartreuses et compte désormais 21 stations dont 1 sur l'ile de la Réunion, 1 en Espagne et 1 en Belgique.



La station trail des Vosges comporte sur Gerardmer de 8 parcours allant de 6,5km à 44km , d'un stade de trail (composé de 5 ateliers) et sur la Vallée de Munster, de 4 parcours ( de 7,2km à 33km) d'une verticale de 700m.


La base d’accueil se situe sur la station de ski  du domaine de la Mauselaine . Je me suis rendu plusieurs fois sur ce domaine, soit pour courir soit pour se balader et à chaque fois la base d'accueil était fermée mais pas de soucis dans ce cas,en effet, j'ai couru un peu avec un des "organisateurs" de la station qui m'a dit que pour les renseignements , il était possible de se rendre au magasin Altitude dans le centre de Gerardmer ( pour demande d'info mais aussi en cas de problème rencontré sur le parcours tel que des détériorations, des problèmes de balisage...) mais aussi de se rendre à l'office du tourisme de Gerardmer où un pc est à disposition (pour se rendre sur le site internet).

La base d'accueil:


Comme dit plus haut, je ne l'ai pas vu ouverte durant mes passages lors de mon séjour

Le panneau d'affichage des parcours de rando trail:



Certains sont en cours de la balisage , j'ai trouvé la carte satellite un peu brouillonne surtout que je ne connaissais pas du tout les lieux.

Le panneau du stade de trail



Je n'ai pas fait ces ateliers , j'aurais bien aimé faire le parcours dit La verticale ( 320m de d+ sur 1km200) mais il y avait des travaux sur le domaine skiable. Sur la photo précédente ( celles des parcours), on peut voir 5 affichettes qui expliquent comment utiliser les 5 ateliers (utilité, utilisation selon besoin et niveau...)

Ma première impression est largement positive, l'idée de pouvoir découvrir un site en "sécurité" , de parcourir des chemins que je n'aurais sûrement pas pris, ne connaissant pas la région surtout avec seulement 1 semaine de congés sur place. Ce système de station ( au moins celle-là, seule que je connaisse) est un bel outil pour les traileurs locaux.
Ces bonnes impressions seront confirmés lors des mes 3 sorties

@+
Kejaj

samedi 11 juillet 2015

Marathon du Mont-Blanc: mon premier trail de montagne

Bonjour,

Pour cette année 2015, j'ai choisi comme gros objectif de la saison de faire un trail de montagne, pour arrêter mon choix, j'avais 3 critères:
1) qu'il soit dans les Alpes pour profiter au maximum du paysage ( je ne connais pas les Pyrénées et le déplacement est plus grand)
2) le ratio distance/dénivelé pas trop important pour un premier trail de montagne
3) des barrières horaires assez large
4) paradoxalement, que le nombre de coureurs soit important pour ne pas me retrouver seul quand je serais dans le dur

Mon choix s'est donc arrêté sur le marathon du Mont-Blanc laissant le hasard faire lors du tirage au sort qui m'a été heureusement favorable.

Pour profiter du week end et pour essayer de s'acclimater un petit peu à l'altitude, nous arrivons sur Chamonix le vendredi après midi pour voir arriver le premier du 80km puis regarder le km vertical (j'aurais bien relever le défi de ce km vertical sur 3km800 de course), le samedi sera plus touristique avec juste un petit tour pour voir l'arrivée du cross de 23km.

Le dimanche arrive enfin le départ du marathon, enfin car arrivé au samedi soir, la pression commençait sérieusement à monter surtout que je finissais de préparer mon sac.

L'hôtel étant situé juste à côté du départ, c'est presque au dernier moment que je me présente sur l'air de départ sur la place du triangle de l'amitié. Même si j'ai prévu un départ très prudent, je fais quand même un petit échauffement avant de me placer en milieu de "peloton" pour le départ. Quelques recommandation de l'organisation, une dernière photo de Chris, un applaudissement pour les bénévoles et les cloches sonnent pour donner le compte à rebours.


7h, le départ est donné, nous nous élançons dans les rues de Chamonix, la température est déjà bonne (voir chaude) et les encouragements des spectateurs sont nombreux, je cherche en vain Chris dans la foule mais celle ci est trop nombreuse. Vu le nombre de coureurs comparer à mes trails habituels, ce début de course donne plus l'impression d'une course sur route en province, j'essaye, avec succès, de gérer mon allure faciliter par le départ prudent des coureurs m'entourant.






Nous sortons de Chamonix et empruntons un chemin assez large mais malgré cela , ça bouchonne déjà un peu dès que ça grimpe, certains coureurs passent rapidement à la marche tandis que moi je fais selon mes sensations, je reste prudent avant le côte des Posettes.

Sans vraiment savoir pourquoi, je découpe la course en tranche de 10km en me basant sur des temps de passage d'1h30 à chaque tranche, je ne sais vraiment pas pourquoi peut être qu'inconsciememnt c'est pour me rassurer sur la 2ème partie du parcours. Autre précautions que je prends, je bois dans mes flask tous les 3km et une bonne gorgée avant le ravitaillement histoire de refaire le plein, je ne tourne qu'à l'eau juste un verre de coca au premier ravito.

Je passe les 10 premiers km en 1h08, je me sens bien, je donne un peu coup de fil à Chris,je lis les SMS , je profite du paysage, je prend 2-3 photos. En fait le parcours est assez facile jusqu'au 18ème km et sympa, nous passons dans des petits villages sympathique (ne me demander pas les noms, je ne sais absolument pas où je suis) , nous passons dans le massif des Aiguilles Rouges, je pense à Christophe qui y court sont TAR. Le paysage est magnifique au milieu de ces sommets.

Arriver à Vallorcine,  les choses sérieuses commencent avec la côte des Posettes au 18ème km, au pied de cette côte, les spectateurs sont nombreux à nous encourager ( le prénom sur les dossards sont quand même une très bonne idée) tel des chevaliers partant en croisade sur cette côte, je m'emporte un peu là...

Je sors mes bâtons qui étaient resté pour l'instant au chaud et commence la montée. Le début est déjà bien raide pour le normand que je suis mais j'arrive à être efficace et à me faufiler pour doubler quelques coureurs mais ça devient de plus en plus difficile au fur et à mesure donnant plutôt lieu à une grande file indienne de coureurs. Ce début de côte n'est techniquement pas très difficile...comparer à la suite. Tant que nous sommes en sous bois, j'arrive à garder un bon rythme sans perdre trop de temps, j'arrive d'ailleurs au 20ème kilomètre en 2h39, j'ai perdu un peu de temps sur mes temps de passage mais ça va, je suis encore bien mais dès que l'on arrive à "découvert" on sent que le soleil commence à taper. Arriver au sommet environ la distance de semi marathon, le ravito est le bien venu, je prends le temps de ravitailler en regardant le serpentin de coureurs allant au aiguillettes des Posettes, point culminant de la course avec 2200m.

Je suis un peu dans le dur là, le sol devient plus technique avec des pierres plus ou moins stable et des "marches" à gravir, ça tire un peu dans les quadris. Malgré le temps perdu pour arrivé en haut (env 30' pour faire 3km) je pense me refaire "la cerise" dans la descente, je sais qu'elle est technique mais je pense que ça va le faire. Avant d'attaquer la descente, je profite du paysage et de la vue incroyable. Je crois qu'à 1 ou 2 près, tous les coureurs qui m'entourent prennent des photos du paysage, des selfies ou simplement donne un coup de fil. Je prends en photo un couple de coureurs face au Mont Blanc puis j'attaque la ligne de crête.

Je fais attention où je pose mes pieds mais ça va encore puis arrive la descente. Je me rends rapidement compte que ça va être compliquer, que mon pied est plus campagnard que montagnard, que les descentes de mon entrainement que je pensais technique était en fait ridicule par rapport à ce que j' "affronte". Je descend prudemment faisant attention à mes appuis et aux coureurs et coureurs arrivants derrière moi surtout que certains et certaines descendent tel des chamois, j’hallucine totalement sur les appuis qu'ils ont même si l'accroche de mes chaussures (salomon speedcross) n'est pas mauvaise.

 Là je commence sérieusement  avoir mal aux cuisses avec des quadris en feu et curieusement, j'arrive à récuperer de cette fatigue musculaire lors des passages où je peux courir mais qui sont malheureusement trop rare. Je descend péniblement les marches de pierres et je vois inexorablement le chrono passé, j'arrive au 30ème km en 4h25.


Je crois encore que je vais pouvoir passer sous les 7h mais je suis physiquement fatigué par l'effort de concentration que me demande ce type de chemin. J'appelle Chris au 32ème km et lui dit qu'il me reste environ 1h30 de course, toujours sur ma base des 10km en 1h30 en fait j'en mettrait 1 de plus, je lis aussi les SMS envoyé par Greg. Malheureusement, je suis plus en mode randonnée que course, au ravito du 30ème, j'ai rempli un flask en isostar qui nous est proposer histoire d'essayer de reprendre un peu d’énergie.

Comme sur un marathon sur route, beaucoup de coureurs se reposent sur le côté du chemin, certains s'étirent tandis que d'autres ont malheureusement laissé à défaut de plumes, une cheville ou un genou râpé sur ce sol technique. je profite moins du paysage maintenant si ce n'est une halte à une cascade pour mouiller la casquette car là, ça tape sérieusement.

Petite satisfaction pour moi, malgré l'effort et ces satanés quadri, pas de signe de crampes, faut dire que je n'ai pas lésiné sur l'hydratation, je suis déjà pas loin des 3,5l-4l bu je pense même voir plus mais je ne suis plus trop lucide pour compter.

On arrive proche de l'arrivée, nous entendons le speaker au loin mais le mal est fait, je n'arrive plus à courir, je suis vidé. J'en ai eu du mal sur d'autres courses ( SaintéLyon, mon premier marathon de Paris) mais là, même dans les derniers km, je suis pas sûr que j'arriverais au bout, je me demande vraiment ce que je fous là.

40ème km, 6h57 de course, je me sent faible et en fait pas à ma place, que ce type de course est trop dur pour moi, je pense alors à ceux qui ont fait le 80km ou pire ceux qui font l'UTMB et du niveau que ça doit demander. J'essaye de reprendre un peu de poils de la bête et j'alterne marche et course. Je prend la dernière côte en pleine tronche , je suis obliger de m'arrêter à plusieurs reprises pour récupérer un peu.

L'arrivée est proche, le nombre de spectateurs fait penser à une arrivée du tour de France en montagne, je cours tant bien que mal pour en finir le plus vite possible mais je pense aussi pour faire un peu style: ça va je gère, devant les spectateurs, en fait je suis mort. J'essaye de faire bonne figure devant le Mont-Blanc qui se dresse devant moi

Les derniers hectomètres, enfin, je cherche Chris dans la foule et ouf je la trouve, un petit signe de la main puis je franchis la ligne d'arrivée. Le chrono est anecdotique avec un 7h34 et une 1095ème place sur 2013 arrivants soit le double de temps que le premier, un truc de ouf même si je savais que je finirais dans la moitié du classement.

Remise de la médaille de finisher et Chris me rejoint, elle verse une petite larme d'émotion et moi je l'imite également mais parce que je suis vidé, j'ai tout donné et les nerfs lâchent un peu. Je suis content qu'elle soit près de moi pour cette course

Je passe rapidement au ravito puis je vais m’asseoir dans l'herbe histoire de récupérer ce qui peut encore l'être.

Bilan: à chaud, je me suis dit plus jamais , je pense avoir souffert d'une préparation pas assez technique, de la chaleur et je pense aussi de l'altitude ( le maxi que j'avais fait en courant était de 800m)
Mais plusieurs jours de recul, je me dit que c'était génial en fait , la course est superbe, dur, technique mais avec un paysage à couper le souffle.
Bien sûr faire mieux sera difficile même si je sais ce qu'il me faut faire pour m'améliorer sur ces sols, qu'il serait prétentieux de vouloir viser plus haut, je pense que ma limite se situe autour des 50km sur ce type de course avec un tel dénivelé. Pendant la course, il me faut me dépasser, aller chercher au plus profond la force de continuer sans abandonner, ça fait mal physiquement mais aussi mentalement. Je pensais avoir pousser très loin lors de la SaintéLyon mais là, c'était autre chose, on vit pleinement la course, que l'on est tout petit au milieu de ces montagnes, sur la SaintéLyon, je pense que le fait de courir de nuit nous fait rentrer dans une bulle qui nous permet de faire km après km "plus facilement"
Une chose est sûr, je ne vais pas m'arrêter là sur les trails de montagne, peut être vais-je ressayer ce marathon l'année prochaine (en fait j'en ai de plus en plus envie), je ne ferai peut être pas mieux, enfin j'espère que si,  mais j'ai trouver ça génial.





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Kejaj